Projet en cours – Archives (2014-présent)
Les archives canadiennes des femmes en STIM / The Canadian Archive of Women in STEM
Projet principal actuel du CIWES-ICFIS
Objectifs prioritaires
- Constituer un inventaire des archives existantes portant sur les femmes canadiennes en STIM ;
- Élaborer un guide sur la manière de recueillir, préserver et donner des archives ;
- Mener une campagne de sensibilisation en ligne sur l’importance de planifier le don de ses archives ;
- Développer un site Web et présenter des exemples d’archives recueillies.
Informations générales
Les femmes ont apporté d’importantes contributions aux sciences, aux technologies, à l’ingénierie et aux mathématiques (STIM), mais l’histoire des canadiennes est encore méconnue. L’invisibilité des femmes dans les archives traditionnelles et établies — qui ont le plus souvent conservé les documents des hommes scientifiques et privilégié leur vie et leur travail — a largement contribué à cette situation. Cet écart entre les genres dans notre histoire a également mené de nombreuses professionnelles à sous-estimer leurs propres réalisations. En effet, beaucoup de femmes n’ont pas cherché à préserver leurs documents, et leurs familles, amies ou collègues ne l’ont souvent pas fait non plus.
Il est urgent d’offrir aux scientifiques et ingénieures canadiennes d’aujourd’hui et de demain une compréhension juste et inspirante de leur passé, de documenter la vie et les accomplissements de des pionnières et femmes remarquables du passé, et de veiller à ce que les contributions actuelles des femmes en STIM soient conservées pour la postérité.
D’importantes initiatives ont récemment été lancées au Canada pour retrouver et étudier la vie des femmes en STIM. Un événement clé a été un atelier international et interdisciplinaire de deux jours tenu en 2014 à l’Université d’Ottawa, sous l’égide du CIWES-ICFIS et des Chaires régionales du CRSNG pour les femmes en sciences et en génie. Des membres du conseil d’administration de CIWES-ICFIS — Ruby Heap, Claire Deschênes et Monique Frize — ont dirigé cette rencontre, qui s’est conclue par l’adoption d’un plan d’action visant la création d’une archive nationale consacrée aux femmes scientifiques et ingénieures.
Création de l’Archive
À la suite de l’atelier de 2014, CIWES-ICFIS, en collaboration avec la Bibliothèque de l’Université d’Ottawa et Bibliothèque et Archives Canada, a créé Les archives canadiennes des femmes en STIM / The Canadian Archive of Women in STEM (CAWSTEM/ACFSTIM). Les objectifs de CAWSTEM sont d’accroître la sensibilisation et l’accès au matériel archivistique au Canada, ainsi que d’encourager les femmes en STIM à faire don de leurs documents à un service d’archives, afin de s’assurer que l’histoire de leurs réalisations ne soit pas perdue pour les chercheur·e·s de demain.
L’objectif d’améliorer l’accès aux documents historiques sur les femmes en STIM a été atteint grâce à la création d’un portail bilingue, conçu et hébergé par la Bibliothèque de l’Université d’Ottawa. Ce portail offre aux chercheur·e·s, enseignant·e·s et historien·ne·s un accès centralisé aux fonds d’archives relatifs aux femmes en STIM conservés dans des institutions archivistiques partout au pays. Les services d’archives canadiens ont partagé des informations sur leurs collections et le portail compte aujourd’hui plus de 500 entrées — un nombre qui continue de croître. Le portail permet de repérer rapidement du matériel pertinent et d’obtenir les modalités pour y accéder.
L’objectif visant à encourager les femmes œuvrant en STIM à réfléchir à leur héritage et à faire don de leurs documents à un service d’archives est encore en cours. Grâce à l’élaboration d’un guide de donation, à la création d’une vidéo en ligne, à la collaboration avec les institutions archivistiques et au dialogue avec les femmes concernées, nous espérons réduire l’inquiétude ou l’appréhension que peut susciter le processus de don.
Pour plus d’information sur le projet, veuillez consulter le site Web de l’Université d’Ottawa.
Intéressé⋅e à faire don de documents d’archives ?
L’histoire des femmes en STIM ne peut être racontée si les traces documentaires disparaissent. Faire don de ses documents à un service d’archives permet aux générations futures de connaître vos contributions et d’en être inspirées. Si vous êtes une femme en STIM — ou si vous en connaissez une — suivez les étapes simples ci-dessous et réfléchissez aux questions proposées pour commencer le processus de donation.
1. Où souhaitez-vous faire votre don ?
De nombreux services d’archives au Canada souhaitent préserver les documents des femmes en STIM. Avez-vous un lien particulier avec une institution universitaire, une communauté ou une organisation ? Si celle-ci possède un service d’archives, c’est peut-être le premier endroit à considérer.
Pour consulter des listes de services d’archives au Canada, vous pouvez visiter les sites Web des associations et réseaux provinciaux :
- Colombie-Britannique : https://www.memorybc.ca/repository/browse
- Alberta : https://albertaonrecord.ca/repository/browse
- Saskatchewan : https://www.scaa.sk.ca/members-section/member-list/
- Manitoba : https://main.lib.umanitoba.ca/repository/browse
- Ontario : https://www.archeion.ca/repository/browse
- Québec : http://rdaq.banq.qc.ca/services/liste/index.html
- Nouveau-Brunswick : https://search.canbarchives.ca/repository/browse
- Nouvelle-Écosse : https://memoryns.ca/repository/browse
- Île-du-Prince-Édouard : http://www.archives.pe.ca/atom/index.php/repository/browse
- Terre-Neuve-et-Labrador : https://arc.anla.nf.ca/repository/browse
- Canada (national) : https://www.bac-lac.gc.ca
Si vous n’avez pas de préférence quant au service d’archives auquel donner vos documents, les Archives et collections spéciales de l’Université d’Ottawa constituent actuellement une collection dédiée aux archives de femmes en STIM. Vous pouvez en apprendre davantage sur le processus de donation ici.
2. Quels types de documents intéressent les services d’archives ?
En général, les archives s’intéressent aux documents qui racontent votre histoire : ce que vous avez fait, les activités auxquelles vous avez participé et qui vous êtes. Les documents peuvent inclure :
- correspondance
- journaux personnels
- documents et rapports
- articles
- photographies
- enregistrements vidéo ou audio personnels
- données de recherche
3. Communiquer avec un service d’archives au sujet de votre offre de don
Une fois que vous avez choisi un service d’archives, consultez son site Web et repérez ses coordonnées. La plupart proposent une page sur le don de documents, où vous trouverez des informations sur leur processus particulier. Lorsque vous les contactez, indiquez qui vous êtes, le travail que vous faites et les documents que vous souhaitez donner.
4. Pourquoi un service d’archives pourrait-il refuser votre offre de don ?
Les archives n’acceptent pas toujours le matériel qui leur est offert. Les raisons peuvent être un manque d’espace ou le fait que les documents ne correspondent pas à leur mandat de collecte. Si votre offre est refusée, ne vous découragez pas. Vous pouvez demander aux archivistes de suggérer d’autres institutions qui pourraient être intéressées, ou consulter la liste ci-dessus pour trouver des alternatives.
Pour plus d’information sur le don de documents d’archives, veuillez contacter directement l’organisme de votre choix.
The Importance of Collecting Women in STEM Archives
Claire Deschênes and Monique Frize. Presentation, May 14, 2025.
Download the presentation (PDF, 1.5 MB)
Project 2014
Développer les archives et le portail pour les femmes en STIM
Atelier sur les archives 2020
onstruire les Archives canadiennes des femmes en STIM / Archives Canadiennes des femmes en STIM : La prochaine étape
Cet atelier a réuni des membres du conseil d’administration et des invité·e·s provenant de diverses institutions archivistiques, organisations gouvernementales et établissements d’enseignement soutenant cette initiative. Ses objectifs étaient d’établir un réseau national d’expertise au bénéfice des chercheur·e·s actuel·le·s et futur·e·s, ainsi que de documenter l’histoire encore largement méconnue des femmes ayant contribué aux STIM au Canada.
« L’histoire des femmes en STIM reste à être écrite. Les Archives entendent devenir à la fois une source majeure et un carrefour qui contribuera à accroître l’intérêt pour ce domaine de recherche. En même temps, les Archives contiennent du matériel utile pour toute personne s’intéressant aux politiques scientifiques, à l’histoire de la technologie et au développement des disciplines en STIM, y compris de nouveaux domaines tels que la biomédecine. »
Les participantes ont discuté des prochaines étapes et formulé des recommandations pour assurer la croissance et la pérennité à long terme des Archives canadiennes des femmes en STIM. Les principales recommandations issues de cet atelier portaient sur :
- l’établissement de partenariats et de collaborations ;
- la création d’un modèle de gouvernance incluant un comité directeur ;
- le développement accru du Portail et la mise en valeur de son utilité ;
- la pérennité financière à assurer par des activités de collecte de fonds et des contributions en nature.
Pour en savoir plus :
Résumé du rapport d’atelier (en anglais)
Annexes du rapport d’atelier (en anglais)
Lancement des Archives canadiennes des femmes en STIM
19 juin 2018
Des signes croissants d’intérêt envers le projet d’archives ont été exprimés tout au long de 2017 et 2018.
Une campagne de financement a été lancée par Monique Frize, Claire Deschênes et Ruby Heap, laquelle a permis d’obtenir des contributions financières d’organisations telles que le CRSNG, Ingénieurs Canada/Engineers Canada, l’AFFESTIM (Association de la francophonie à propos des femmes en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) et les FRQ (Fonds de recherche du Québec). Parallèlement, une série de rencontres avec la bibliothécaire en chef de l’Université d’Ottawa et le PDG de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a mené à la création d’un partenariat officiel entre la Bibliothèque de l’Université d’Ottawa, BAC et INWES-ERI, partenariat qui a permis de négocier avec succès la création des Archives canadiennes des femmes en STIM.
Le projet a été officiellement lancé à l’Université d’Ottawa le 19 juin 2018, en présence de l’honorable Kirsty Duncan, ministre des Sciences et des Sports, de la professeure Mona Nemer, conseillère scientifique en chef du Canada, de Guy Berthiaume, PDG de BAC, et de Jacques Frémont, recteur et vice-chancelier de l’Université d’Ottawa.
Les liens suivants présentent des exemples de la couverture médiatique consacrée à cet important événement et à ses retombées :
PHOTOS PRISES LORS DU LANCEMENT DU 19 JUIN 2018 À L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA

Événement de lancement du 19 juin 2018. De gauche à droite : Jacques Frémont, recteur et vice-chancelier de l’Université d’Ottawa ; Guy Berthiaume, président-directeur général de Bibliothèque et Archives Canada ; Monique Frize (INWES-ERI) ; Claire Deschênes (INWES-ERI) ; Édith Ducharme (membre étudiante d’AFFESTIM) ; Mona Nemer (conseillère scientifique en chef du Canada) ; Ruby Heap (INWES-ERI) ; Mélissa Fortin (doctorante, membre d’AFFESTIM) ; Leslie Weir (bibliothécaire en chef de l’Université d’Ottawa) ; Catherine Mavriplis (titulaire de la Chaire CRSNG / Pratt & Whitney Canada pour les femmes en sciences et en génie en Ontario).

Événement de lancement du 19 juin 2018. De gauche à droite : Ruby Heap, Claire Deschênes, Monique Frize.

Un moment touchant, lorsque Monique Frize a présenté son livre à l’honorable Kirsty Duncan lors du lancement du projet, le 19 juin 2018.
Créer les mémoires et célébrer l’héritage des audacieuses et des courageuses : bâtir les archives des femmes scientifiques et ingénieures au Canada
Atelier sur les archives – 11-12 septembre 2014
L’histoire des femmes scientifiques et ingénieures au Canada en est encore à ses débuts. Cela s’explique en grande partie par leur invisibilité dans les archives traditionnelles et établies, qui ont surtout recueilli les documents produits par des hommes et privilégié leur vie et leur travail. Un autre obstacle majeur réside dans la tendance de nombreuses professionnelles à sous-estimer leurs propres réalisations, ce qui a fait en sorte que la plupart n’ont pas cherché à conserver leurs papiers — et leurs familles, amies ou collègues ne l’ont pas fait non plus.
À une époque où l’appel à une plus grande présence des femmes dans les carrières scientifiques et en génie résonne fortement dans les milieux gouvernementaux, économiques et universitaires, et où existe un large consensus sur les avantages de l’équité entre les genres et d’une diversité accrue dans ces domaines, il devient urgent d’offrir aux scientifiques et ingénieures canadiennes d’aujourd’hui et de demain une compréhension juste et inspirante de leur passé, afin de mieux connaître la vie et les réalisations de celles « qui les ont précédées ».
Description de l’événement
L’événement s’est tenu à l’Université d’Ottawa les 11 et 12 septembre 2014. Cette activité de mobilisation des connaissances — la première au Canada consacrée à cette question — a réuni des personnes, des groupes et des organisations provenant d’un large éventail de disciplines et de secteurs des sciences humaines, sociales, naturelles et du génie, tous engagés dans la préservation, le développement et le partage du patrimoine documentaire des femmes scientifiques et ingénieures au Canada.
L’organisation de cette activité a suscité un grand enthousiasme et, comme vous pourrez le constater en consultant le programme préliminaire ci-joint, l’atelier a rassemblé un groupe interdisciplinaire remarquable de chercheures, étudiantes, praticien·ne·s et parties prenantes du Canada, des États-Unis et du Royaume-Uni, qui ont toutes et tous contribué aux discussions et à l’élaboration d’un plan d’action.
Cet atelier a eu lieu grâce aux généreuses contributions financières et en nature de nos commanditaires, notamment : la Faculté de génie, la Faculté des sciences et l’Institut des sciences, des sociétés et des politiques publiques de l’Université d’Ottawa, IBM Canada, le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), les Chaires du CRSNG pour les femmes en sciences et en génie, ainsi que le Haut-commissariat britannique au Canada.
Votre expérience et votre engagement de longue date en faveur de la promotion des femmes en sciences et en génie enrichiront grandement nos discussions et l’élaboration d’un plan d’action pour l’avenir.






