News for

Atelier 2019

Building The Canadian Archive of Women in STEM / Archives canadiennes des femmes en STIM :
la prochaine étape

Le 4 octobre 2019. CIWES a organisé un atelier intitulé « Building The Canadian Archive of Women in STEM / Archives canadiennes des femmes en STIM : The Next Phase » à l’Université d’Ottawa. Les membres du conseil d’administration, accompagnés d’invitées et invités provenant de milieux archivistiques, gouvernementaux et éducatifs, ont discuté de la pérennité et de l’expansion de l’initiative des Archives canadiennes des femmes en STIM, le principal projet actuel de CIWES.
Des recommandations ont été formulées pour assurer son développement à long terme. À la suite de la rencontre, CIWES a mis sur pied plusieurs comités chargés de mettre ces recommandations en œuvre.

Pour en savoir plus, cliquez ici : Programmes et projets : Atelier sur les archives 2020.

Nouvelle vision, nouvelle structure, nouveau nom

Le 24 juin 2019, l’Institut a tenu une séance de planification stratégique avec des organisations partenaires ayant collaboré à ses programmes et projets ou les ayant soutenus.

Parmi les principaux résultats on trouve :

  • L’objectif principal de l’Institut a été redéfini comme suit : stimuler la recherche et l’action visant à faire progresser l’éducation et la réussite des femmes dans les domaines des STIM à travers le monde, en collaborant avec des organisations partageant les mêmes valeurs ;
  • Après une évaluation des activités passées, il a été décidé de mettre l’accent sur une perspective académique et d’impliquer davantage de collaboratrices et collaborateurs dans nos activités, et vice versa ;
  • Les archives canadiennes des femmes en STIM deviendraient l’un des principaux projets de l’organisation ;
  • L’Institut devait accueillir de nouvelles personnes au sein de son conseil d’administration afin d’ajouter de l’expertise dans des domaines soutenant nos objectifs ;
  • Notre nom INWES-ERI a été remplacé par The Canadian Institute for Women in Engineering and Science (CIWES) / l’Institut canadien pour les femmes en ingénierie et science (ICFIS).

Pourquoi il était nécessaire de changer le nom de l’organisation

Notre ancien nom, INWES – Education and Research Institute (INWES-ERI), avait été choisi en 2008 lorsque ses fondatrices pensaient que l’organisation recueillerait des fonds pour l’ONG internationale INWES, qui ne pouvait obtenir le statut d’organisme de bienfaisance en raison de la nature de ses activités.
Cependant, il a été découvert par la suite que les règles canadiennes sont restrictives pour les organismes de bienfaisance :

  • Ils ne peuvent pas aisément financer des organisations qui ne sont pas elles-mêmes des organismes de bienfaisance ;
  •  De plus, leurs administrateurs doivent conserver une distance (« arm’s length ») à l’égard d’autres organisations, comme INWES.

Le changement de nom est ainsi devenu nécessaire afin de réduire les attentes et d’éviter la confusion entre les deux organisations.

Comité de recherche, Rapport 2017-2018

Créer la mémoire et célébrer l’héritage des audacieuses et courageuses : bâtir les archives des femmes scientifiques et ingénieures au Canada

1. Les premières étapes

Les années 2017 et 2018 ont été très occupées sur le front de la recherche. La majeure partie des efforts d’INWES-ERI durant cette période a porté sur un projet de grande envergure visant à créer les Archives canadiennes des femmes en STIM, un objectif qui a été atteint avec succès en juin 2018.

Pour mémoire, le point de départ de ce projet fut un atelier intitulé Creating the Memories and Celebrating the Legacy of the Bold and the Brave: Building the Archives of Women Scientists and Engineers in Canada, tenu les 11 et 12 septembre 2014 à l’Université d’Ottawa.

Cette activité avait été organisée par Monique Frize, Claire Deschênes et Ruby Heap (INWES-ERI), en partenariat avec Catherine Mavriplis, professeure à la Faculté de génie de l’Université d’Ottawa et titulaire de la Chaire pour les femmes en sciences et en génie du CRSNG/Pratt & Whitney pour l’Ontario. Le financement principal de cette activité universitaire provenait du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), grâce à l’octroi d’une subvention Connexion. Un total de 45 archivistes, historiennes et historiens, femmes scientifiques et ingénieures, journalistes scientifiques et décideurs se sont réunis pour discuter de la collecte, de la préservation, du développement et du partage des documents appartenant aux femmes en STIM au Canada.

La principale retombée de l’atelier fut la création d’un groupe de travail chargé de préparer la mise en place d’archives nationales visant à construire l’histoire des femmes en STIM au Canada et à célébrer leur héritage, en grande partie méconnu (voir le rapport annuel d’INWES-ERI, 2015, p. 6-7).

Un temps considérable fut ensuite consacré à la promotion de cette initiative dans différents contextes, en particulier lors de conférences nationales et internationales. En août 2017, Monique Frize, Claire Deschênes et Ruby Heap ont présenté le projet lors du Women of Innovation Symposium organisé par Mary A. Wells (membre d’INWES-ERI) et Anne Millar à Vancouver, au Canada. En novembre 2017, Ruby Heap a discuté du projet dans le cadre d’un panel tenu durant le Gender Summit international à Montréal.

En octobre 2017, Gail Mattson (présidente d’INWES) a également présenté le projet à un public international lors de la rencontre ICWES 17 à New Delhi, en Inde.

Par ailleurs, Monique Frize a procédé au transfert de ses archives personnelles à l’Université d’Ottawa, et Claire Deschênes a annoncé un transfert similaire de ses propres documents. Ces gestes de la part de nos deux collègues ont eu un impact important sur l’évolution du projet.

2. Lancement des Archives canadiennes des femmes en STIM — 19 juin 2018

Tout au long de 2017 et 2018, l’intérêt pour le projet s’est accru. Une campagne de financement a été menée par Monique Frize, Claire Deschênes et Ruby Heap, et a permis de recueillir des contributions financières d’organisations, telles que le CRSNG, Ingénieurs Canada / Engineers Canada, l’AFFESTIM (Association de la francophonie à propos des femmes en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) et les FRQ (Fonds de recherche du Québec).

 

LÉGENDE 1 Événement de lancement, 19 juin 2018. De gauche à droite : Jacques Frémont, recteur et vice-chancelier de l’Université d’Ottawa ; Guy Berthiaume, bibliothécaire et archiviste du Canada, Bibliothèque et Archives Canada ; Monique Frize (INWES-ERI) ; Claire Deschênes (INWES-ERI) ; Édith Ducharme (membre étudiante de l’AFFESTIM) ; Mona Nemer (conseillère scientifique en chef du Canada) ; Ruby Heap (INWES-ERI) ; Mélissa Fortin (doctorante, membre de l’AFFESTIM) ; Leslie Weir (bibliothécaire en chef de l’Université d’Ottawa) ; Catherine Mavriplis (titulaire de la Chaire pour les femmes en sciences et en génie du CRSNG / Pratt & Whitney Canada pour l’Ontario).
LÉGENDE 2 Événement de lancement, 19 juin 2018. De gauche à droite : Ruby Heap, Claire Deschênes, Monique Frize.
LÉGENDE 3 Un moment touchant lorsque Monique Frize a présenté son livre à l’honorable Kirsty Duncan lors du lancement du projet, le 19 juin 2018.

Au fil des discussions, un partenariat formel s’est développé entre la Bibliothèque de l’Université d’Ottawa, la Bibliothèque et les Archives nationales du Canada (LAC) et l’INWES-ERI, ce qui a permis la création des Archives canadiennes des femmes en STIM

Le projet a été officiellement lancé à l’Université d’Ottawa le 19 juin 2018, en présence de l’honorable Kirsty Duncan, ministre des Sciences et des Sports, de la Dre Mona Nemer, conseillère scientifique en chef du Canada, de Guy Berthiaume, bibliothécaire et archiviste du Canada, et de Jacques Frémont, recteur et vice-chancelier de l’Université d’Ottawa.

Les liens suivants offrent des exemples de couverture médiatique consacrée à cet événement important et à ses retombées :

 

3. Archives canadienne des femmes en STIM

Archives et collections spéciales
Bibliothèque de l’Université d’Ottawa
Objectifs et caractéristiques principales

Objectifs :

La bibliothèque de l’Université d’Ottawa et Bibliothèque et Archives Canada, en partenariat avec INWES – Education and Research Institute (INWES-ERI), s’engagent à accroître l’accès du public aux documents et archives qui témoignent du travail et de l’histoire des femmes dans les domaines canadiens de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM).

L’initiative des Archives canadienne des femmes en STIM vise à préserver et à valoriser des documents de grande valeur pour la recherche, produits par des femmes et par les organisations qui soutiennent les femmes engagées dans des activités STIM, y compris des artefacts et des objets numériques. Ces archives viendront compléter les documents déjà conservés dans les Archives du mouvement des femmes au Canada (Archives and Special Collections) de l’Université d’Ottawa, où figurent déjà des archives produites par des ingénieures et des scientifiques.

Ce projet vise directement à préserver et à rendre accessible le matériel professionnel de femmes impliquées dans les STIM, leurs artefacts et autres objets numériques. L’objectif principal est de repérer et conserver les documents qui retracent le travail et l’histoire des femmes en STIM, afin qu’ils puissent être utilisés par les générations futures à la Bibliothèque de l’Université d’Ottawa.

Le projet comporte quatre objectifs scientifiques et de sensibilisation :

1) Découvrir les motivations de femmes ayant choisi une carrière en génie et comprendre leur perception des obstacles à l’avancement professionnel et au maintien en poste.
2)Créer une ressource essentielle pour les historiennes et historiens souhaitant écrire sur les femmes en STIM.
3) Offrir une compréhension critique de la situation passée et actuelle des femmes en STIM.
4) Fournir des modèles inspirants aux filles et aux femmes — mais aussi aux garçons et aux hommes — afin de les encourager à poursuivre des carrières dans ces domaines.

Caractéristiques principales : développements enthousiasmants depuis le lancement !/strong>

Le 19 décembre 2018, Marina Bokovay, responsable des Archives et collections spéciales de l’Université d’Ottawa — auxquelles les Archives canadiennes des femmes en STIM sont rattachées — a présenté ce rapport enthousiasmant sur les progrès réalisés depuis le lancement du 19 juin 2018 :

Notre page Web est maintenant disponible et constitue un point d’entrée pour toutes les personnes cherchant des archives liées aux femmes en STIM au Canada.
Nous avons créé un « guide pratique » pour aider les femmes ayant travaillé ou travaillant en STIM et souhaitant faire don de leurs archives. 39 institutions ont accepté jusqu’à maintenant de participer, et d’autres s’ajouteront. Nous avons contacté l’ensemble des archives universitaires au Canada et amorçons maintenant la prise de contact avec les archives provinciales et municipales. 284 notices sont disponibles dans notre portail. Chaque notice représente une femme ou une organisation de femmes œuvrant dans les STIM. Grâce à notre partenaire INWES-ERI, nous avons engagé une étudiante chargée de la promotion de cette initiative.

Nous avons reçu des commentaires très positifs d’organisations archivistiques reconnaissant les avantages d’inclure leurs collections dans un portail national. En entrant dans la prochaine phase de mobilisation, nous nous attendons à une réponse similaire et à une augmentation du nombre de notices. Nous intensifierons également les efforts de promotion pour renforcer les réseaux et accroître le soutien (voir plus de détails ci-dessous *). « Un grand merci à toutes les institutions et partenaires qui ont soutenu cette initiative. »

* Le portail de la Bibliothèque de l’Université d’Ottawa

Élément central du projet, la Bibliothèque de l’Université d’Ottawa héberge un portail qui regroupe toutes les archives existantes relatives aux femmes en STIM à travers le Canada.. Ce portail constituera une ressource essentielle pour les chercheuses et chercheurs étudiant les femmes en STIM, ainsi que pour l’histoire canadienne des sciences et du génie en général. Il servira également de point de contact pour les femmes et organisations actuellement engagées dans les STIM et souhaitant envisager le don de leurs archives. Le portail offrira un guide pratique expliquant comment organiser et préparer des documents en vue d’un don archivistique.
Ainsi, il permettra de mettre en valeur les contributions historiques des femmes en STIM, tout en documentant leurs expériences actuelles, au bénéfice des générations futures.

Développements récents :

Je terminerai mon rapport en mentionnant deux autres initiatives récentes qui contribueront très certainement à faire passer le projet à un niveau supérieur :

Marina Bokovay et son équipe ont embauché une étudiante (Zoë Sienna Argiropulos-Hunter) possédant l’expertise nécessaire pour soutenir les actions clés suivantes :

  • Créer un blogue mettant en valeur les collections, les personnes et les événements pertinents ;
  • Développer une stratégie de rayonnement, incluant une composante sur les médias sociaux ;
  • Expand acquisitions by identifying women in other sectors who may want to donate records.

Accroître les acquisitions en repérant des femmes d’autres secteurs susceptibles de vouloir faire don de leurs archives.
En décembre 2018, INWES-ERI a engagé une conceptrice Web (Ginger Hanson) afin de mieux présenter les divers événements et retombées liés au projet.

Ruby Heap, professeure émérite, Département d’histoire, Université d’Ottawa ;
Membre du Comité consultatif, Institut de science, société et politique publique (ISSP), Université d’Ottawa.

Prix Synergie pour l’Innovation du CRSNG 2014 : Bravo Professeure Claire Deschênes !

LÉGENDE 1
Rangée du haut : Robin Sinha, CanmetÉNERGIE, Ressources naturelles Canada ; Luc Deslandes, Voith Hydro ; Normand Désy, Andritz Hydro ; Michel Sabourin, ALSTOM Renewable Energy Canada.
Rangée du bas : L’honorable Ed Holder, ministre d’État (Sciences et Technologie) ; Claire Deschênes, Université Laval ; Son Excellence le très honorable David Lloyd Johnston, gouverneur général du Canada ; Anne-Marie Giroux, Hydro-Québec ; B. Mario Pinto, président du CRSNG.

L’innovation trace la voie du succès dans la nouvelle économie mondiale.

Les Prix Synergie pour l’innovation ont été lancés en 1995 par le CRSNG afin de reconnaître les partenariats en recherche et développement (R-D) dans les sciences naturelles et le génie entre les universités et l’industrie canadienne.

En 2014, une catégorie pour les collèges a été ajoutée. Depuis leur création, ces prix soulignent les réalisations les plus remarquables issues de collaborations fructueuses dans les sciences naturelles et le génie.

En travaillant ensemble, les entreprises et établissements postsecondaires lauréats ont démontré que des partenariats efficaces constituent la base de grandes réussites.
Leur succès a enrichi les programmes universitaires et de recherche au sein des établissements postsecondaires au Canada, tout en apportant des avantages tangibles à l’ensemble de la population canadienne.

Pour plus d’information :

 

LÉGENDE 2 Crédit vidéo : CRSNG

Atelier sur les archives 2014

Créer la mémoire et célébrer l’héritage des audacieuses et des courageuses : bâtir les archives des femmes scientifiques et ingénieures au Canada

 

CONTEXTE ET JUSTIFICATION
L’histoire des femmes scientifiques et ingénieures au Canada en est encore à ses débuts. Cela s’explique en grande partie par leur invisibilité dans les archives traditionnelles et établies, qui ont surtout recueilli des documents produits par des hommes et privilégié leur vie et leur travail. Un autre obstacle majeur réside dans la tendance de ces professionnelles à sous-estimer leurs propres réalisations, ce qui fait que la plupart n’ont pas cherché à préserver leurs documents — ni leurs familles, ni leurs amis, ni leurs collègues.

À un moment où l’appel à une plus grande présence des femmes dans les carrières scientifiques et en génie résonne fortement au sein des milieux gouvernementaux, économiques et universitaires, et où un consensus solide existe quant aux avantages de l’équité entre les genres et d’une diversité accrue dans ces domaines, il est urgent d’offrir aux scientifiques et ingénieures canadiennes d’aujourd’hui et de demain une compréhension juste et inspirante de leur passé.

Il est essentiel qu’elles puissent connaître les vies et les réalisations de celles « qui les ont précédées ».

 

En savoir plus sur le projet.